Un festival de rêve

13 ans après son rêve, Coralie Russier, devenue actrice, monte à nouveau les marches de Cannes

Sa passion pour le cinéma lui vient de son enfance. Coralie a regardé beaucoup de films, notamment pendant ses hospitalisations. À presque 16 ans, elle a vécu son premier rêve avec l’Association à Cannes. Pour l’édition 2017 du festival, c’est en tant qu’actrice de « 120 battements par minute » qu’elle a cette fois monté les fameuses marches.

En 2004, le programme du premier rêve de Coralie avait été riche. Chambre au Majestic, visite du Palais des festivals, dîner sur la Croisette, maquillage et coiffure par les équipes de L’Oréal, photocall avec des stars. Surtout, la jeune princesse avait pu monter deux fois les marches du festival et assister à la cérémonie du palmarès depuis les coulisses.

Mais le parcours de Coralie avec l’Association ne s’est pas arrêté au tapis rouge cannois. Parce que la maladie était encore bien présente, la jeune fille a pu réaliser d’autres rêves. Elle a assisté à la cérémonie des Césars en 2007 et a également rencontré, en 2008, François Berléand et Pierre Arditi lors de la répétition de « Tailleur pour dames » de Feydeau. Elle se souvient qu’elle s’était alors sentie au bon endroit.

Si l’Association a semé sur le chemin de Coralie d’autres surprises, son rêve à Cannes reste le plus important, le plus fort. Il a été la source d’une belle énergie qui l’a amenée, dès 2010, à jouer un rôle sur mesure dans « Sarah », une pièce inspirée de sa propre histoire.

Et la suite s’impose : école des comédiens, théâtre, courts-métrages… jusqu’à ce jour de mai 2017 où le film de Robin Campillo, « 120 battements par minute », lui vaut de revenir au Festival de Cannes.

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