Janine, bénévole

Janine, bénévole depuis 14 ans

Je suis médecin anesthésiste réanimateur. J’ai exercé avec passion ce métier. J’ai découvert l’Association Petits Princes à la lecture d’un article dans la presse. Un adolescent décrivait son rêve : aller à la rencontre des dauphins en haute mer. Ce rêve n’avait pu se réaliser car le bateau hauturier n’était pas conçu pour accueillir un fauteuil roulant électrique. Mais ce jeune avait estimé que ce n’était pas grave et qu’un jour une solution serait trouvée et permettrait à d’autres enfants d’en profiter. J’ai eu un coup de cœur immédiat pour cette phrase et je me suis dit : « Voilà l’association où je m’engagerai dès que j’aurai un peu plus de temps ». J’ai rejoint l’Association Petits Princes quelques mois avant de prendre ma retraite, il y a maintenant 14 ans.

Être utile et avancer dans la vie

Avec cet engagement bénévole, j’éprouve un sentiment de continuité de ma vie professionnelle, même si c’est d’une manière plus ludique que celle du médecin confronté au parcours de soins des patients qu’il prend en charge. Dans ce métier, on ne fait pas que donner ; on reçoit aussi de ses patients. L’Association est un lieu de rencontres formidables. Je suis admirative de voir tous ces bénévoles qui se tournent vers les autres alors que certaines sont de jeunes mères de famille. J’ai également le sentiment d’être utile et d’avancer dans la vie malgré les soucis. Ces petits princes nous donnent de belles leçons de vie. Leurs parents ont non seulement du courage, mais ils savent être gais, rieurs et profitent du rêve de leur enfant autant que l’enfant lui-même, chacun se soustrayant à la maladie. Les rencontres avec les partenaires qui accueillent les rêves sont des moments intenses. Ces gens sont formidables. Ils reçoivent l’enfant avec leur cœur, leur professionnalisme. Ils savent transmettre leur passion sans considérer l’enfant comme un petit malade mais comme un passionné.

Des enfants magnifiques

Je garde en mémoire un rêve très touchant, celui d’un petit prince passionné de tennis qui assistait aux Internationaux de France à Roland-Garros. Il n’avait qu’un seul désir : que les joueurs signent un autographe sur le ballon qu’il avait pris soin d’apporter pour le donner ensuite à son petit frère. Cela n’a pu se faire. J’en étais très triste pour eux deux. J’avais l’air tellement contrariée que c’est lui qui m’a consolée en me répétant plusieurs fois : « Ce n’est absolument pas grave, mais vraiment pas grave. » Je trouve ces enfants magnifiques…

J’ai été aussi marquée par le rêve exceptionnel d’un prince de 17 ans qui avait demandé à voir le Pape François. Ce fut un moment d’espérance et de joie. Le Pape s’est adressé à l’adolescent en français, le jeune lui a répondu en espagnol. Ce fut un échange très gai. Après lui avoir dit toute son admiration pour le travail qu’il accomplissait en voulant faire bouger les choses à la Curie romaine, la réponse toute simple du Pape fut magnifique : « Il faut beaucoup prier pour moi car c’est difficile, extrêmement difficile ».

L’Association Petits Princes en une phrase ?

L’Association Petits Princes est une mosaïque de gens merveilleux, réunis par un même objectif et avançant tous dans la même direction.

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